Claquettes

On fait remonter les claquettes à l’époque des esclavagistes négriers en Amérique et France, qui, après avoir compris que leurs esclaves communiquaient entre eux grâce à leurs tam-tams, les leurs confisquèrent ; les prémices des claquettes sont nées de tous les moyens que trouvèrent les esclaves pour continuer à communiquer entre eux1. L’art des claquettes a commencé en Irlande, les paysans avaient de gros sabots, et pour parler d’une vallée à une autre frappaient avec leurs chaussures sur des troncs de bois vide. À cause de l’épidémie de la maladie de la pomme de terre, les Irlandais durent émigrer en Europe et aux États-Unis, où les Américains, inspirés par cette danse « bizarre » créèrent les claquettes américaines, chaussures de villes avec des fers aux talons et sur la pointe des pieds.

L’origine des claquettes est un mélange des syncopes de la musique et de la danse africaine avec la gigue irlandaise. Des danseurs immigrant de groupes ethniques et culturels différents se rencontraient au cours des compétitions de danse et confrontaient leurs techniques. Avec le temps, les danses s’enrichirent les unes les autres. Le shuffle africain et la gigue irlandaise fusionnèrent2 pour aboutir aux claquettes telles que nous les connaissons aujourd’hui (tap dance) et qui font partie des disciplines officielles de la Fédération Internationale de Danse3.

Les claquettes se répandirent aux États-Unis à partir des années 1900 où elles constituaient la partie dansée des vaudevilles à Broadway. L’apparition du jazz dans les années 1920 les mit au premier plan, car le rythme de celui-ci s’adaptait naturellement à la danse à claquettes. À partir des années 1930, les claquettes firent leur apparition au cinéma et à la télévision où elles connurent leur apogée dans les années 1950 avec de grands danseurs comme Fred Astaire ou Gene Kelly